À la découverte des Chefs-d’œuvres des Musées de Strasbourg

Strasbourg

Découvrez ou redécouvrez les œuvres incontournables qu'abrite le réseau des Musées de Strasbourg en 7 étapes et au gré de vos envies !

Départ
Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg
Arrivée
Musée Zoologique
Durée
À faire en plusieurs fois !
Distance
3,4 km

Étape 1

Le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg

Giulietta

Bertrand Lavier, 1993

Depuis 1978, Bertrand Lavier interroge l’identité des objets et la représentation en mêlant rigueur conceptuelle et humour. Il transforme des objets ordinaires en œuvres, comme La Giulietta, une voiture de sport accidentée chargée de mythologies contemporaines, notamment évoquée dans Le Mépris de Godard. Ce "ready-destroyed", trouvé en casse, est présenté comme un gisant moderne, questionnant son statut artistique et son histoire à la fois réelle et imaginaire.

Giulietta - Bertrand Lavier, 1993

Champ d'avoine aux coquelicots

Claude Monet, vers 1890, environs de Giverny

À l’été 1890, Claude Monet saisit, depuis Giverny, la lumière changeante d’un champ d’avoine parsemé de coquelicots à travers une série de cinq toiles au même cadrage. Moins contrastées que sa série des meules de foin, ces œuvres traduisent avec subtilité les variations lumineuses et l’éphémère des sensations visuelles, révélant la richesse texturale et chromatique propre à son impressionnisme. Le paysage s’ouvre sur une perspective atmosphérique dominée par collines et arbres à l’horizon.

Champ d'avoine aux coquelicots - Claude Monet, vers 1890, environs de Giverny

Le Christ quittant le prétoire

Gustave Doré, 1867-1872

Ce tableau monumental, considéré par Gustave Doré comme son chef-d’œuvre, illustre un moment clé entre la présentation du Christ (Ecce homo) et le portement de la Croix. Jésus descend noblement les marches, isolé par une lumière symbolique, tandis qu’une foule hostile se tient dans l’ombre et une assemblée compatissante entoure la Vierge. Par sa posture et ses attributs divins, le Christ éclaire dramatiquement la scène, marquant le début du calvaire. Doré y crée une mise en scène puissante, annonciatrice de la tension dramatique que le cinéma reprendra.

Le Christ quittant le prétoire - Gustave Doré, 1867-1872

Étape 2

Le Musée Alsacien

Attention, le musée alsacien est actuellement fermé pour travaux de rénovation

Mariée de la région de Seebach

Louis Philippe Kamm, 1937, Oberseebach

Ce tableau illustre le costume nuptial traditionnel d’Oberseebach, village d’Outre-Forêt en Alsace. La mariée porte une robe noire, une couronne de fleurs artificielles, des brassards ornés de rubans, et un châle brodé qui masque partiellement le plastron, laissant apparaître les initiales rouges brodées sur sa chemise blanche. La croix huguenote suspendue à son cou atteste de sa confession protestante.

Mariée de la région de Seebach - Louis Philippe Kamm, 1937, Oberseebach

Kreissmesser

Fin 18e siècle, début 19e siècle, Allemagne

Le Kreissmesser, grand couteau en fer à bout arrondi et manche en bois sculpté, date de la fin du 18e ou début du 19e siècle. Sa lame porte en hébreu l’inscription "Tu ne laisseras pas vivre une sorcière" et un décor de petits cercles. Utilisé dans les rites magico-religieux juifs, il servait lors de la cérémonie des cercles pour protéger l’accouchée et le nouveau-né des forces maléfiques. Le métal de la lame était aussi censé repousser les esprits nuisibles. Il s’agit du seul exemplaire public subsistant en Europe.

Kreissmesser - Fin 18e siècle, début 19e siècle, Allemagne

Jeune fille de Geispolsheim en costume de fête

Charles Spindler, fin 19e siècle, Saint-Léonard

Cette aquarelle illustre l’ouvrage Costumes et Coutumes d’Alsace (1902) de Charles Spindler et Anselme Laugel. Ce dernier décrit le costume de fête d’une jeune fille de Geispolsheim, porté exclusivement par les catholiques : une petite couronne de fleurs artificielles sur la tête, une chemise à manches longues ornée de dentelles, un corsage lacé couvrant presque entièrement le plastron, une robe rouge en laine ou serge, un tablier en guipure blanche, et un foulard en soie multicolore croisé sur la poitrine.

Jeune fille de Geispolsheim en costume de fête - Charles Spindler, fin 19e siècle, Saint-Léonard

Étape 3

Le Musée Historique

Rouget de L'Isle chantant La Marseillaise pour la première fois

Isidore Alexandre Pils, 1849

La Marseillaise est née à Strasbourg, dans l’intimité d’un salon où Claude Joseph Rouget de Lisle la composa à la demande du maire Philippe Frédéric de Dietrich, pour encourager l’Armée du Rhin. Ce chant, rapidement adopté par les volontaires marseillais, devint l’hymne national en 1879. La peinture d’Isidore Pils, exposée au Musée historique de Strasbourg, illustre cette scène emblématique, bien que les détails exacts de sa première interprétation restent incertains. Ironiquement, Dietrich, favorable à la Révolution, fut victime de la Terreur.

Rouget de L'Isle chantant La Marseillaise pour la première fois - Isidore Alexandre Pils, 1849

Les Quatre Saisons

Anonyme strasbourgeois, Arcimboldo, 1re moitié 17e siècle, Strasbourg

Ces portraits des quatre saisons, composés de fruits, légumes et fleurs, proviennent du poêle des Jardiniers, lieu de réunion des corps de métier à Strasbourg. L’artiste anonyme s’inspire clairement de Giuseppe Arcimboldo, célèbre pour ses portraits végétaux, notamment celui de Rodolphe II exposé en Suède. Bien que de facture plus rustique, ces œuvres maniéristes témoignent de la richesse iconographique et botanique de la fin du XVIe et début du XVIIe siècle, en lien avec les traités de plantes de l’époque.

Les Quatre Saisons - Anonyme strasbourgeois, Arcimboldo, 1ère moitié 17e siècle, Strasbourg

Plan-relief de la Ville de Strasbourg

François de Ladevèze, 1725-1728, Strasbourg

Réalisé vers 1727 par l’ingénieur Ladevèze, ce plan-relief de Strasbourg couvre 72 m2 et représente la ville et ses environs au 1/600e. Il illustre les fortifications de Vauban et les transformations militaires liées aux traités de Ryswick et Rastatt. Construit en bois, papier et soie, ce modèle servait aux tacticiens pour planifier défenses et sièges. Après avoir été exposé au Louvre et saisi en 1815 par les Alliés, il fut restitué à Strasbourg en 1902 et est aujourd’hui conservé au musée historique, offrant un témoignage précieux de la ville au début du XVIIIe siècle.

Plan-relief de la Ville de Strasbourg - François de Ladevèze, 1725-1728, Strasbourg

Étape 4

Le Musée de l'Œuvre Notre-Dame

Sainte Madeleine et sainte Catherine

Conrad Witz, Vers 1440-1445, Bâle, Suisse, Rhin supérieur

Conrad Witz, peintre bâlois du 15e siècle, est un des premiers grands artistes haut-rhénans. Son panneau Sainte Madeleine et sainte Catherine, probablement un fragment de retable, montre son intérêt pour l’espace réaliste et les volumes. Les deux saintes, richement vêtues, sont assises dans un cloître, avec leurs attributs (la roue pour sainte Catherine, le vase pour sainte Madeleine). La perspective est maîtrisée, avec des ombres et reflets réalistes, même si les personnages restent rigides. On aperçoit aussi un atelier d’artiste à l’arrière-plan, peut-être celui de Witz.

Sainte Madeleine et sainte Catherine - Conrad Witz, Vers 1440-1445, Bâle, Suisse, Rhin supérieur

Tête d'homme dite "Christ de Wissembourg"

Anonyme, deuxième moitié du 12e siècle

Cette tête d’homme barbu est sans doute le plus ancien vitrail figuratif conservé en France, représentant probablement un Christ monumental. Son style frontal et stylisé lui confère une forte expression. Autrefois daté vers 1060, il est aujourd’hui rapproché des verrières de l’abbatiale de Wissembourg, où les figures partagent les mêmes grands yeux et traits caractéristiques. Réalisé en une seule plaque de verre, il illustre la technique de la "grisaille" en trois couches décrite au XIIe siècle. Les verres colorés autour datent d’une restauration des années 1950.

Tête d'homme dite

Élévation de la haute tour de la cathédrale de Strasbourg, projet de flèche

Johannes ou Jean, Hans, Hültz Architecte, vers 1419

Attribué à l’architecte Johannes Hültz, dont les armes figurent sur un blason, ce dessin à la plume témoigne d’une étape précise de la construction. Il combine le relevé de la partie basse déjà construite et un projet pour une flèche qui ne fut finalement pas réalisée. Ce travail date de 1419, moment où Hültz succède au maître d’œuvre Ulrich von Ensingen. Le dessin se distingue par sa grande précision et l’usage de lavis colorés qui donnent du volume aux éléments sculptés. On y voit plusieurs statues très détaillées, notamment sainte Catherine, sainte Barbe — deux des huit "Spectateurs" de l’octogone — ainsi que deux apôtres sous les dais à la base de la flèche. Une statue de la Vierge devait couronner l’ensemble.

Élévation de la haute tour de la cathédrale de Strasbourg, projet de flèche - Johannes ou Jean, Hans, Hültz Architecte, vers 1419

Étape 5 : Les musées du Palais Rohan

Le Musée Archéologique

Casque d'apparat

Mérovingien, fin 6e siècle, début 7e siècle

En 1902, une tombe fouillée à Baldenheim a révélé un casque conique en fer argenté, composé de plaques reliées par des bandes de bronze, décoré de motifs végétaux et orientaux. Étudié en 1907 par R. Henning, ce casque, rare en France, provient probablement d’ateliers méditerranéens ou byzantins et témoigne du prestige de son porteur, souvent associé à un mobilier funéraire riche.

Casque d'apparat Mérovingien, fin 6e siècle, début 7e siècle

Mausolée des Valerius Rufus

Milieu 1er siècle, Alsace

Ce mausolée en calcaire, mis au jour à Koenigshoffen, commémore trois membres de la famille Valerius Rufus du 1er siècle ap. J.-C. Il présente des statues de deux militaires et d’un vétéran en toge, ainsi qu’une ménade sculptée, motif fréquent en Rhénanie. Issu de modèles d’Italie du Nord, ce monument prestigieux, à l’origine peint, témoigne du rang social élevé de ses défunts, souvent des légionnaires gradés.

Mausolée des Valerius Rufus - Milieu 1er siècle, Alsace

Dionysos découvrant Ariane à Naxos

1er siècle

Ce grand panneau (1,90m x 1,50m) représente Dionysos, couronné de pampres, découvrant Ariane à Naxos, accompagné de son cortège, dont un joueur de flûte. Installée près d’un camp légionnaire, cette peinture diffuse les mythes fondateurs de Rome et la propagande impériale, symbolisant Dionysos en dieu conquérant apportant la civilisation romaine en Orient. Le cortège bacchique, thème fréquent, évoque les mystères antiques, fêtes rituelles d’origine hellénistique très prisées à partir du 2e siècle av. J.-C.

Dionysos découvrant Ariane à Naxos - 1er siècle

Le Musée des Beaux-Arts

La Belle Strasbourgeoise

Nicolas de Largillierre, 1703

Largillierre, portraitiste renommé de la haute bourgeoisie parisienne et protecteur de Chardin, a été formé en Flandre, où il développe une riche palette chromatique et un souci du rendu somptueux des étoffes. Le costume porté par cette jeune femme illustre le patriciat strasbourgeois entre 1688 et 1730, sous Louis XIV, avec sa jupe rouge, son tablier noir, ses manches plissées, son châle de dentelle et son chapeau extravagant, élément central du tableau. L’identité du modèle demeure incertaine : Strasbourgeoise, Parisienne en costume ou sœur de l’artiste.

La Belle Strasbourgeoise - Nicolas de Largillierre, 1703

Vue de l'église de la Salute depuis l'entrée du Grand Canal

Giovanni Antonio Canal dit Canaletto , Peintre, vers 1727, Italie

Canaletto, peintre vénitien célèbre, s’est spécialisé dans la veduta, paysage urbain précis mais empreint de poésie lumineuse. Il représente souvent des sites emblématiques de Venise et sa lagune, proposant plusieurs variantes d’un même motif. Ce tableau, éclairé par une lumière d’après-midi, suggère une atmosphère après la pluie. Destinées aux riches touristes anglais, ses œuvres illustrent aussi la vie quotidienne autour du Grand Canal, avec gondoliers, marchands et diplomates.

Vue de l'église de la Salute depuis l'entrée du Grand Canal - Giovanni Antonio Canal dit Canaletto , Peintre, vers 1727, Italie

Crucifixion

Giotto, di Bondone, vers 1315, Florence

Giotto, héritier des formes médiévales, a renouvelé le langage pictural italien, influençant la Renaissance. Avec les fresques d’Assise (1296-1300), il dépasse l’art byzantin en offrant une représentation plus réaliste de l’espace et des figures. Cette Crucifixion, attribuée à son atelier, illustre un schéma iconographique devenu classique en Toscane au Trecento. Le critique Roberto Longhi souligne l’usage d’une perspective caractéristique de Giotto, avec diminution des proportions en arrière-plan.

Crucifixion - Giotto, di Bondone, vers 1315, Florence

Le Musée des Arts décoratifs

Coq automate

Inconnu(e), vers 1349, style Gothique, Strasbourg

Le Coq automate, installé vers 1352 au sommet de la première horloge astronomique de Strasbourg, animait ailes, tête et queue tout en criant. Fabriqué en bois et fer forgé avec un plumage peint, il reproduisait fidèlement les mouvements d’un coq grâce à un mécanisme complexe. Symbole de l’annonce du jour, il faisait partie de l’horloge des Trois Rois, arrêtée vers 1500, puis fut réutilisé dans la seconde horloge. Conservé au Musée des Arts Décoratifs, il est le plus ancien automate occidental conservé.

Coq automate - Inconnu(e), vers 1349, style Gothique, Strasbourg

Cabinet parisien

Atelier parisien, vers 1675, Paris

Bien que stylistiquement éloigné des cabinets italianisants de Domenico Cucci aux Gobelins, ce meuble de Strasbourg illustre la synthèse française de l’ébénisterie parisienne des années 1670. Malgré quelques détails décoratifs proches de Cucci, sa paternité reste incertaine, d’autant que plusieurs ébénistes royaux réalisaient alors des cabinets similaires ornés de marqueterie de pierres. Les nombreux motifs héraldiques en bronze doré suggèrent qu’il fut commandé par un haut personnage militaire, encore non identifié.

Cabinet parisien - Atelier parisien, vers 1675, Paris

Ployant

Vers 1740, France

Ce ployant fait partie d’une série de vingt-quatre sièges destinés aux appartements royaux du palais Rohan à Strasbourg, venant s’ajouter aux cinq déjà conservés. Sa riche ornementation sculptée et dorée s’harmonise avec le style rocaille des lambris, tandis que la fleur de tournesol, emblème de la maison de Rohan, orne le piétement en X, rappelant l’identité du lieu.

Ployant - Vers 1740, France

Étape 6

Le Musée Tomi Ungerer - Centre International de l'Illustration

Black power / White power

Tomi Ungerer, vers 1967

Diogenes Verlag Zurich

Affiche "BLACK POWER / WHITE POWER" pour "Politrics" : deux hommes, l'un noir, l'autre blanc, sont représentés tête-bêche. Chacun avale l'un des pieds de l'autre. Outre la société, la politique constitue chez Tomi Ungerer un autre grand thème satirique. La politique intérieure et extérieure américaine lui a fourni un champ d'observation particulièrement riche. Avec "Black Power/White Power", une affiche devenue une icône, c'est le thème du conflit racial qu'il pointe.

Black power / White power - Tomi Ungerer, vers 1967

The Party

Tomi Ungerer, 1966

Diogenes Verlag, Zurich

Portrait d'un homme chauve de profil dont les yeux se prolongent par des queues de souris (le juge Willard Goiterson de Dallas). Avec "The Party" ["Une soirée mondaine"], Tomi Ungerer cible d'un trait acerbe la haute société new-yorkaise telle qu'il a pu la voir dans les années 60. Pour pointer les travers et les faiblesses des invités d'une "party", il utilise fréquemment un procédé satirique connu depuis l'antiquité, l'association d'éléments animaliers aux corps humains.

The Party - Tomi Ungerer, 1966

Les Trois Brigands

Tomi Ungerer, 1961

Diogenes Verlag, Zurich

Les Trois Brigands est un album jeunesse emblématique de l’auteur et illustrateur alsacien Tomi Ungerer, publié en 1961 à Munich sous le titre original Die drei Räuber. Il est reconnu pour sa narration originale et ses illustrations audacieuses, caractéristiques du style unique d’Ungerer. La silhouette d'un brigand portant une hache sur son dos se découpe sur un clair de pleine lune.

Les Trois Brigands - Tomi Ungerer, 1961

Étape 7

Le Musée Zoologique

Les modèles Blaschka

Merveilles de l’artisanat verrier est-européen de la fin du XIXe siècle, cet ensemble de fragiles modèles, unique en France, constitue un tour de force technique. Il témoigne de l’interpénétration des arts et sciences au XIXe siècle et des efforts déployés par les musées et universités pour présenter à leurs publics et étudiants des organismes marins souvent difficiles à conserver. Les 58 modèles du Musée Zoologique sont présentés pour la première fois dans leur intégralité.

Les modèles Blaschka

Le cœlacanthe

Décrit scientifiquement pour la première fois en 1938, le cœlacanthe africain constitue l’une des découvertes zoologiques majeures du XXe siècle. Ce poisson nocturne de grande taille est en effet proche des poissons connus à l’état fossile, dont il a gardé certaines caractéristiques. La salle totem qui lui est consacré tire au clair son surnom (inexact) de "fossile vivant", et présente la médiatisation qui a entouré sa découverte, jusqu’à en faire l’animal national des Comores.

Le cœlacanthe

Le loup

Espèce sujette aux fantasmes et au rejet depuis des siècles, le loup est encore aujourd’hui – depuis sa réintroduction – un objet de débat pour les sociétés européennes. La salle qui lui est consacré s’attache à montrer la grande variété génétique (une quarantaine de sous-espèces, sauvages ou domestiques) de l’espèce Canis lupus, la complexité de ses comportements sociaux et l’historique de sa relation avec l’être humain, en donnant la parole aux différents acteurs.

Le Loup

Contact

Les musées de Strasbourg

Veuillez sélectionner un formulaire valide