À propos

« Benti », qui vit à l'étranger, rentre régulièrement au Maroc. Mais, cette fois, c'est pour se marier. Dans ses valises, l’épaisseur d’un non-dit qui déborde jusque dans les formules du swab et les recoins du salon bourgeois où se déploie le mythe familial depuis plusieurs générations. Difficilement traduisible en français, le swab symbolise, dans la société marocaine, aussi bien les bonnes manières qu'un art de vivre millénaire, un code à double tranchant créant l'hospitalité autant que le refoulement. Car, entre un frère et une sœur, un spectre qui menace de tout fissurer hante cette famille parfaite. Kenza Berrada, metteuse en scène et comédienne, brosse un tableau subtil des silences qui précèdent la tempête et de la nostalgie d’une splendeur enfuie, dans ce milieu social qu’elle connaît de l’intérieur. Elle nous fait ressentir toutes les nuances de la aïta (littéralement, le « cri ») dont l’interprétation est confiée à un ensemble masculin en caftans étincelants et perruques chatoyantes, le Kabareh Cheikhats. Dans leurs danses et leurs chants, quelque chose se redresse, et le temps perdu se rattrape pour libérer les corps.

 

 

Horaires

  • mardi 22 septembre 2026
    de 20h00 à 22h10
  • mercredi 23 septembre 2026
    de 20h00 à 22h10
  • jeudi 24 septembre 2026
    de 20h00 à 22h10
  • vendredi 25 septembre 2026
    de 20h00 à 22h10
  • samedi 26 septembre 2026
    de 18h00 à 20h10
  • lundi 28 septembre 2026
    de 19h00 à 21h10
  • mardi 29 septembre 2026
    de 20h00 à 22h10
  • mercredi 30 septembre 2026
    de 20h00 à 22h10
  • jeudi 01 octobre 2026
    de 20h00 à 22h10
  • vendredi 02 octobre 2026
    de 20h00 à 22h10

Informations pratiques

Tarifs

de 6 à 32 euros

Accès

  • Tram B, C ou E - arrêt République
  • Bus 6, 15a ou 72 - arrêt République

Voir aussi

Site web

Accès et services aux personnes en situation de handicap

  • Fauteuils roulants
  • Malentendants
  • Malvoyants

Musica

Du 18 septembre au 4 octobre 2026

Musica affirme une création musicale qui ne se tient pas à distance du monde. Les
artistes invités à Strasbourg en saisissent les tensions, les fractures et les désirs. Les formes qu’iels donnent à entendre, à voir et à partager ne se bornent pas à témoigner d’une crise politique, sociale et culturelle : elles en portent les traces, en
déplacent les perceptions et cherchent les moyens d’y résister. Le festival défend ainsi une culture exigeante, curieuse et ouverte, qui ne renonce ni à l’invention, ni à
l’intelligence, ni à la critique, ni au plaisir d’une relation vivante avec les publics.

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